Conduite :  Un automobiliste sur trois est dangereux

Conduite : Un automobiliste sur trois est dangereux

Conduite sur la voie du milieu, oubli des clignotants, dépassement des limitations de vitesse ... un conducteur sur trois est dangereux car il ne respecte pas les principes de base de la bonne conduite, selon une étude présentée ce mercredi.

Certains automobilistes prennent des libertés avec le code de la route. « Un conducteur sur trois a un comportement à améliorer » en roulant moins sur la voie du milieu, en utilisant plus les clignotants et en respectant les limitations de vitesse et les distances de sécurité, selon une étude du groupe Sanef présentée ce mercredi.

Précisément, un tiers (36%) des voitures reste bloqué sur la voie du milieu en journée, et plus de la moitié (53%) la nuit, un conducteur sur quatre roule trop près du véhicule qui le précède et les clignotants sont sous-utilisés lors des dépassements.

Trop vite, trop près

La vitesse, même si elle est moins meurtrière qu'il y a dix ans en raison du développement des radars continue d'être allégrement dépassée : 37% des conducteurs dépassent les 130km/h, et 13% les 140km/h. Dans 9% des cas, le conducteur roule à la fois trop vite et trop près, souvent pour forcer celui qui le précède à se rabattre. Par ailleurs, sur 150 kilomètres, sept dépassements par la droite sont constatés en moyenne.

Comment expliquer ces écarts de conduite? « Les conducteurs qui roulent sur la voie du milieu se sentent plus en sécurité, sauf qu'ils ignorent qu'ils créent le danger, pour eux-mêmes et les autres, en obligeant ceux qui veulent les doubler à couper deux files par exemple », ce que certains conducteurs vont éviter en doublant par la droite, a pointé le directeur du pôle Exploitation de Sanef, Patrick Jacamon.

Code de la route

« Un véhicule qui circule sur la voie du milieu si la voie de droite est libre est sanctionnable », a-t-il rappelé, soulignant que c'est interdit par le code de la route.

L'utilisation des clignotants en cas de changement de file, pourtant obligatoire, est également problématique. « Deux conducteurs sur trois (59%) ne signalent pas leur manoeuvre de rabattement après avoir doublé », et un tiers (35%) ne prévient pas qu'il va se déporter à gauche avant de doubler, toujours selon l'étude.

Etude réalisée en mars sur la base d'enregistrements vidéo et de comptages effectués pendant une semaine au kilomètre 72 de l'A13 dans le sens Caen-Paris, complétés par des observations du comportement des automobilistes depuis un véhicule circulant dans la zone.

Par Actu France-Soir (Avec AFP)

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